Les barrages hydroélectriques émettraient moins de gaz à effet de serre que prévu

Jusqu’à il y a dix ans, les barrages hydroélectriques jouissaient d’une réputation quasi-idéale en tant que source d’énergie renouvelable et non-polluante. C’est alors qu’un rapport de la Commission Mondiale des Barrages, institution reconnue et respectée dans son domaine, annonça que les réservoirs des barrages hydroélectriques représentaient entre 1 et 28% (!) des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). La publication a fait des vagues dans le monde entier, et plus particulièrement en Norvège, premier producteur Européen d’énergie hydroélectrique avec 120 Mds de kWh par an, ce qui lui permet de subvenir à 98% de ses besoins en électricité.

Récemment, SINTEF, organisme de recherche indépendant norvégien, a mené des campagnes de mesure sur des barrages dans le Laos Subtropical qui devrait remettre en question cette précédente étude. Mais comment un barrage, site de production d’électricité dépourvu de four à combustion d’énergie fossile, peut produire des GES ? Ceci est dû au processus naturel de sédimentation des limons du fleuve. En effet, les courants entraînent avec les limons de grandes quantités d’organismes vivants et de matières organiques qui sont enfouies lors de leur dépôt dans le réservoir, puis qui se décomposent. Citons par exemple des réactions de fermentation, qui émettent du méthane, qui est un puissant gaz à effet de serre.

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