Les spéléos percent le mystère de l’Estelas

Voilà dix ans que les spéléologues régionaux tentaient de percer le mystère du massif de l’Estelas./Photo DR. Collectif spéléo de l’Ariège et de la Haute Garonne. Dix ans que les spéléologues régionaux attendaient cet exploit. Relier le gouffre du Belle (découvert en 1999) et la résurgence de Cassagnous, sur la commune de Cazavet. Une traversée souterraine complète du massif de l’Estelas longue de dix kilomètres pour 610 m de dénivelé. Depuis 2008, Franck Bréhier et son ami Guillaume Tixier (collectif spéléo de l’Ariège et de la Haute Garonne) s’attellent à la tâche. En octobre 2010 et février 2011, ils effectuent quatre plongées dans ces galeries vierges de tout passage humain. Un repérage déterminant. Au fil des explorations, le cheminement de la rivière souterraine est découverte et cartographié sur plusieurs kilomètres jusqu’à un siphon (galerie souterraine noyée) par les plongeurs mais aussi les autres équipes qui cherchent des passages supérieurs permettant de court-circuiter le siphon. « Au départ, l’eau plonge dans un gouffre, le Belle. À l’arrivée, elle ressort dans une résurgence, Cassagnous. Entre les deux, on ne savait pas ce qu’il y avait. Il nous fallait suivre ces ruisseaux souterrains. » Franck Bréhier veut savoir. Mais une telle expédition nécessite des moyens et surtout un grand nombre de coéquipiers pour acheminer le matériel et préparer les plongeurs. Le gouffre frôle, à certains endroits, les 600 m de profondeur. « Ce genre de plongée est assez inédite. La température de l’eau (entre 9 et 10 degrés), la visibilité médiocre et la profondeur (jusqu’à 30 m) sont autant de paramètres qu’il faut savoir gérer.
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