Les vautours fauves attaquent partout… Pyrénées, Alpes, Cévennes…

Si les vautours fauves attaquent partout, dans les Pyrénées, les Alpes, le Massif centrale… ce n’est forcément en montagne ni contre le petit bétail. Il s’intéressent également aux volailles et gros ruminants comme les vaches.

La m mésaventure vient encore de se dérouler dans les Pyrénées-Atlantiques à Ogeu les Bains à proximité d’Oloron Sainte Marie.

Comme le rapport La République des Pyrénées : « La famille de l’éleveur Pierre Labarère, installé à Ogeu-les-Bains, près d’Oloron, a filmé la troisième attaque des vautours, ce dimanche, à moins de cent mètres de la RN 134. Où l’on voit que les charognards se désintéressent vite du veau mort-né depuis le matin pour s’attaquer, ‘en prédateurs’, à la mère, ‘une vache bien vivante’. On aperçoit certains vautours lui attaquer l’arrière-train ». Classique, ils s’attaquent à la vulve afin de créer une hémorragie rendant la vache vulnérable.

Ce cas n’est pas isolé. Depuis 2007, les cas d’attaques ne cessent d’augmenter et tous ne sont pas déclarés, loin de là. l’augmentation des attaques de ces rapaces après un pic en 2007. En 2013, selon La République des Pyrénées, « 53 dossiers ont été enregistrés, contre 33 en 2011, sachant que tous les éleveurs ne déclarent pas le sinistre, n’étant pas indemnisés. En 2007, on avait recensé 76 attaques de vautours (hors Parc national), avant de constater une baisse sensible dans les années qui ont suivi. On est aujourd’hui sur une courbe ascendante. D’où la vigilance extrême des services de l’État. »

Et pas que dans les Pyrénées

Des attaques de vautours fauves ont été constatés dans tous les massifs. Les Cévennes, haut lieu des premiers élevages en vu de lâchers réintroductifs, dans le Vercors , le Verdon, les Hautes-Alpes, etc…. Des élevages de volailles ont dû couvrir une partie de leur poulailler de grillage pour protéger leurs animaux, poules, canards, pintades, ce qui n’est pas sans poser de problèmes pour les éleveurs de bio avec de grandes étendues de parcours.

Et les cadavres humains…

Le vautour fauve fait feu de tout bois lorsqu’il a faim et ne distingue pas un cadavre animal ou humain.

Il est donc normal, même si cela choque, qu’il s’attaque au corps d’une personne morte en montagne. C’est la loi de la nature par ailleurs défendue par beaucoup de personnes se disant « écolos ». Néanmoins, une interrogation peut exister dans le cas où l’accidenté n’est que blessé.

Les « spécialistes » nous disent que le vautour fauve peut s’attaquer à une bête en position de faiblesse. Une personne blessée n’est-elle pas dans ce cas ? Et ne parlons pas de celui qui aurait envie de faire la sieste….

Ce fut le cas au Pic du Midi d’Ossau en 2011 puis en avril 2013 avec une randonneuse tuée sur la commune de Larrau au Pays Basque

Vautours fauves sauvages ou d’élevage ?

Quoique le fait soit nié autant par une partie des pouvoirs publics que par la totalité des associations environnementalistes, les conflits liés aux vautours fauves existent depuis fort longtemps avec les éleveurs. Mais le problème reste complexe.

Le vautour fauve joue le rôle d’équarrisseur dans la nature. Il permet aussi, par son action d’élimination des carcasses, de réduire les risques de maladie. C’est un fait que tout berger accepte. Il est considéré comme nécrophage. Cela aussi est un fait acquis, non discuté, non discutable. Mais il existe un autre fait parfaitement observé et décrit dans plusieurs ouvrages sur 19ème siècle : il s’attaque au vivant, notamment les agneaux. Mais aussi, brebis, veaux, vaches… et pas seulement à la naissance. Mais depuis les publications des frères Terrasse dans les années 70, il n’est pas politiquement correct de faire état de ces prédations. Tout cet aspect historique a été gommé. En savoir plus

Il ne semble pas que l’organisation de placettes d’équarrissage est permis une amélioration de la situation. Imaginées par des écologistes et des bureaucrates bien loin des réalités de terrain, il faut admettre que nous ne sommes plus au 19ème siècle. Qui aujourd’hui accepterait, pour des raisons d’hygiène et d’odeur, qu’un cadavre d’animal soit abandonné sur le bord de la route en attendant que les vautours puis gypaètes viennent faire le ménage ? Personne ! Alors posons-nous la question de savoir si ces animaux en grand nombre ont encore une place dans une civilisation moderne ?

A chacun de méditer.

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