L’ours dans les Pyrénées : Un jouet pour écologistes infantiles

 

Alors que la France et l’Espagne sont
en grande difficulté financière et que l’Europe toute entière est
au chevet de l’Euro, deux associations de la mouvance de « l’écologie
sectaire et punitive »
tente de revenir sur les décisions
prises, il y a quelques mois, de ne pas introduire d’ours dans les
Pyrénées.

Qui sont ces deux
associations ?

Il s’agit en fait de deux demandes
d’autorisation faites conjointement par deux associations :

  • L’ADET pour les Pyrénées
    centrales (Haute-Garonne) qui, elle, est domiciliée à Arbas en
    Haute-Garonne
  • FERUS pour les
    Pyrénées-Atlantiques qui est domiciliée à…. Marseille

L’ADET, qui signifie derrière ces
initiales « Développement Économique et Touristique »,
en lançant cette opération, tente de faire oublier le fiasco des
premières introductions de 1996 et 1997 à Melles. Résultat
clairement mentionné et identifié dans le rapport final du
financement européen LIFE en 2000. Le développement économique
autour de l’ours reste toujours à venir depuis 15 ans. Ce qui permet
au moins d’en faire régulièrement état pour exister. Quant à la
centaine d’emplois créer par l’ours, ce ne sont que des affirmations
lancées sans aucune preuve de quelque nature que ce soit. L’ADET
oublie de préciser que les sociétés de chasse locales et les
fédérations des chasseurs de Haute-Garonne, d’Ariège et des
Hautes-Pyrénées étaient aussi parties prenantes et qu’ils
attendent toujours les promesses qui leur avaient été faites à
cette époque. Sont-elles toujours parties prenantes au programme de
suivi ? Pas si sûr ! Même chose de la part du maire de
Melles, premier président de l’ADET, qui attend toujours la
réalisation de nombreuses promesses dont un parc de vision
animalière avec… des ours. Quant à Arbas, notons que cette
commune exemplaire abritant le siège de l’ADET et son Président /
maire, François Arcangéli, n’a vu d’ours que les jours des lâchers
en 2006. Dans de telles conditions, il est facile d’aller donner des
leçons à ceux qui ne partagent pas ses idées.

FERUS n’est que la continuité d’ARTUS
qui avait mené le combat pro-ours dans les Pyrénées-Atlantiques
dès les années 1980, notamment en vallée d’Aspe, dans des
conditions morales assez troublantes. Financée par de fortes
subventions dans des conditions qualifiées de « troubles »
par des acteurs de l’époque, et par une société de vente par
correspondance. Le PDG d’alors de cette société, aujourd’hui
décédés, n’avait pas hésité de tenter une forme « d’achat »
ou corruption, c’est selon la morale de chacun, auprès d’un certain
Jean Lassalle, pas encore député mais jeune conseiller général
débutant. Opération marchande qui avait échoué. Difficile
d’acheter les idées de Jean Lassalle. Il préfère les partager
gracieusement et amicalement.

Des bases mensongères

Sans rentrer dans le détail des
dossiers de demande d’autorisation, la lecture du seul communiqué de
presse

est des plus stupéfiant. S’il peut occuper et abuser les
journalistes qui ne connaissent pas l’histoire et se permettent de
diffuser n’importe quelles informations sans vérification, il n’est
pas question pour nous de tomber dans ce piège des plus répugnant.

1/ Cap Ours n’est qu’une nébuleuse
pour faire illusion. La multiplicité des associations qui la compose
n’est qu’un leurre puisqu’il s’agit des mêmes. La SEPANSO n’est
autre que FNE et ses diverses ramifications départementales et
régionales incluant déjà les autres associations. En fait, le
collectif d’associations existe déjà autour de FNE que l’on remet
dans le paquet cadeau de l’écologie-système.

2/ L’État n’a pas obligation de
lancer une consultation. Rien ne l’y oblige. Il a simplement à
apprécier l’opportunité ou non d’un lâcher conformément à la
directive européenne habitats à laquelle il est fait faussement
allusion.

3/ La France ne risque rien de la Cour
de justice européenne pour manquement à la directive ‘
Habitats Faune Flore ‘ N°92/43. Il s’agit là d’une
interprétation très subjective des associations écologistes pour
justifier leur démarche. Aux termes de cette directive, la France a
l’obligation de protéger les habitats d’espèces protégées, dont
l’ours. Les éventuelles introduction sont laissées à
l’appréciation des États membres en tenant compte de l’acceptation
sociale sur les territoires concernés.

4/ Il est précisé que : « Selon
les experts, il faudrait lâcher au total 17 ours pour viabiliser les
deux sous-populations pyrénéennes…. »
. De quels experts
s’agit-il ? Des noms ! S’il s’agit de ceux de l’ONCFS, cela
fait sourire. Ce sont eux qui ont ramené de Slovénie une ourse de
17 ans (Franska) en prétendant qu’elle en avait 7. Ce sont aussi eux
qui suivaient Franska avant qu’elle ne percute deux automobiles entre
Lourdes et Argelès. Ce sont eux également qui prétendent que le
système de gardiennage avec des « Patou » est efficace
alors que curieusement le nombre de prédations est toujours là. Par
ailleurs il est totalement faux de dire qu’il faut seulement 17 ours
pour viabiliser la population. 25 existants (au mieux) + 17, cela
fait 42 ours. Dans les Asturies, sur un territoire plus petit, il est
estimé que 150 ours ne permet pas se viabiliser la population. C’est
la raison pour laquelle cette Principauté espagnole refuse d’en
donner 2 pour les lâcher en Aragon. Il y a donc là un véritable
mensonge et une vraie manipulation de la part de ces associations
pro-ours.

5/ Même si « le coût des
opérations sera financé sur des fonds privés »
, ce sont
bien des fonds publics qui en assureront la gestion. Et il y a tout
lieu de penser qu’en doublant presque le nombre d’ours, le nombre de
prédations n’ira pas en diminuant. Lorsqu’on sait que le coût de
gestion actuel est de plus de 2 millions d’Euros par an…. Chacun
appréciera en période de disette financière.

6/ Prétendre que «le retour de
l’ours dans les Pyrénées Centrales a déjà créé plusieurs
centaines d’emplois »
est pour le moins osé. En fait rien
n’est prouvé et il n’est jamais donné aucune référence à cette
affirmation totalement gratuite. Il existe quelques emplois
précaires de bergers saisonniers qui sont financés pratiquement à
100 % par des fonds publics. Des emplois subventionnés ne sont pas
de vrais emplois. Surtout lorsqu’il s’agit d’emplois précaires.
D’ailleurs, s’ils n’étaient pas subventionnés, il est assez peu
probable que les éleveurs pyrénéens puissent en assumer la charge.

7/ Prétendre que : « La
valorisation locale du patrimoine naturel est en effet un secteur
d’avenir pour lequel une espèce comme l’ours constitue un atout
incontestable pour l’économie pyrénéenne »
est assez
stupéfiant. Si c’était le cas, depuis 15 ans ça se saurait et ça
se verrai. Nous n’aurions personne chez les éleveurs pour se
plaindre et les touristes feraient la queue pour voir l’ours. C’est
loin d’être le cas sauf dans les quelques parcs animaliers que nous
avons (4 avec des ours dans les Pyrénées françaises).

Nous voyons clairement que ces
dossiers, sans rentrer dans le détail, s’appuie sur un argumentaire
mensonger difficilement acceptable. Rien ne tient.

Une cyberaction bidon

Nous nous souvenons de la pétition
électronique signée de plusieurs milliers de « fan » de
l’ours en février 2011 pour appuyer le lâcher de 2 ourses en Béarn.
Cette pétition avait été rejeté par le commissaire enquêteur. Ce
genre d’action, dont ces associations ont l’habitude pour faire
illusion, sont totalement bidons car incontrôlables. Des robots
permettent de voter plusieurs fois sous des noms différents.

Les dossiers de demande d’autorisation
d’introductions qui ont été déposés manquent pour le moins de
sérieux. Tout est centré autour de la seule espèce dite
« emblématique » qu’est l’ours brun. Ces associations
apparaissent totalement incapables de dépasser ce seul animal pour
avoir une vision plus globale de la biodiversité dans le cadre d’un
développement durable. Pour eux, l’homme n’existe pas. Il n’y a pas
de pyrénéens dans les vallées et les montagnes. Ce qui est
d’ailleurs la traduction de leur haine de l’humain et plus
spécialement des bergers / éleveurs. Nous constatons leur constance
dans leurs objectifs sans oublier un projet assez fou du début des
années 90. Il s’agissait pour l’actuel Président de FERUS, Gilbert
Simon, alors qu’il était Directeur de la nature et des paysages au
Ministère de l’écologie de « déplacer » des
populations de plusieurs vallées béarnaises vers les banlieues de
Tarbes et Pau (Cf. « Génération Démagogie » de
Marianne Bernard – 1992). Pouvons-nous imaginer que les Pyrénéens
acceptent ce type de démarche ?

Il faut espérer que l’État ne se
laissera pas abuser par ces amateurs dont la seule certitude est
qu’ils viennent faire état de leur totale incompétence dans le
passé mais aussi au présent. Pour eux, l’ours est un obsession de
gamin dans une cour d’école. Un jouet qu’ils veulent à tout prix
par caprice. A moins qu’il n’y ait un autre objectif beaucoup
avouable….

De son côté l’État n’a
curieusement pas encore rendu public les résultats de l’enquête qui
avait été diligentée il y a prés d’un an à l’occasion du projet
de lâcher de deux ourses en Béarn. Malgré plusieurs demandes
faites par nous même et de nombreuses autres personnes, aucun
document n’a pu nous être fourni contrairement aux obligations
légales dans ce domaine. L’État, avec la complicité active des
Préfets, se place-t-il volontairement hors la loi ?

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