Lyon Urban Trail 2010

 Dimanche 28 mars s’est déroulé, pour sa 3e édition, le Lyon Urban Trail au cœur de la ville Lumière. Cette année, trois parcours étaient proposés aux adeptes d’escaliers, le 12 kilomètres, le 22 kilomètres et le 40 kms pour les plus aguerris. Une course carte postale donnée comme « ludique, touristique et technique » à la fois.




Dimanche matin, changement d’heure pour tout le monde. Le soleil n’est pas présent ce jour, mais des conditions tout de même idéales, un léger vent, quelques fines gouttes de temps à autres, et une température douce.
Le métro lyonnais est bondé de personnes étranges : chaussures flashy, vêtements prêt du corps, sac à dos laissant apparaître un fin tuyau bleu, et des visages vides d’expression laissant transparaître quelques angoisses. Ce sont les nombreux coureurs se rendant à cette course qui se développe d’année en année.





Rendez-vous matinale à la somptueuse place de l’Hôtel de ville de Lyon, face au Palais des Beaux Arts. Le petit village départ est en émulation. On aperçoit quelques coureurs faisant des allers-retours dans les petites rues. Le stress se fait ressentir.
Le public est installé sur les marches de l’Hôtel de ville et sur les abords de la route.
Les départs sont donnés respectivement à 8h30, 9h15 et 9h45.
Pour chacun des parcours, la couleur est donnée très vite avec de grosses difficultés, montées avec pavés pour certains, tunnel pour d’autres… On ne peut pas dire que cette course ménage les muscles, au contraire,  entre montées et descentes d’escaliers, chemins escarpés, single tracks, descentes de grands terrains vagues boueux, visites de vestiges lyonnais comme l’amphithéâtre gallo-
romain, ainsi que des passages obligés par les hauts quartiers de la Croix Rousse, les parcs secrets comme le parc de la Cerisaie, le parc des Chartreux, le parc de Rosaire, le parc Sutter …, ou encore Fourvière.
En somme, des points de vue à en couper le souffle mais surtout les jambes.






Plus de 4000 trailers, coureurs ou encore randonneurs, néophytes ou expérimentés, se sont alors prêtés au jeu difficile de franchir ses difficultés, les unes après les autres, pour pouvoir marquer cette fabuleuse course dans leur carnet. Une course qui reste graver dans les mémoires par : sa rareté en France, ses paysages lyonnais – parfois une vraie découverte pour les lyonnais eux-mêmes – les difficultés variées et l’ambiance qui y règne.





Une course qui ne pourrait exister sans une organisation rodée avec un village d’accueil de plus en plus dédié aux coureurs, un retrait de dossard très pratique, des consignes pour les affaires de chacun, mais aussi une équipe de soigneurs à l’arrivée qui font rêver plus d’un lors de la course tellement l’effort est dense.


L’arrivée est la petite cerise sur le gâteau avec la traversée de l’Opéra, la majestueuse montée des marches de l’Hôtel de ville, et la redescente sous une trombe d’applaudissements. On ne peut vraiment pas oublier tout ses moments magiques qui se succèdent du début à la fin.

Cependant, il reste à déploré un retrait des affaires un peu chaotique avec l’arrivée de tous les coureurs durant la même tranche horaire, qui se traduit par une attente de plus de 45 minutes après l’effort…
Nous leur pardonnerons grâce à la bonne humeur des bénévoles, un balisage sans faute, et un ravitaillement final apprécié par tous, surtout pour le « Coca Cola Régional » comme disent certains bénévoles !!






Impressions de champions ou de coureurs « néophytes ».


Impressions de Benoît Maître :
Grande première pour cette épreuve et beaucoup de satisfactions d’y avoir participé. Bien sûr pour la course en elle-même avec des terrains variés: de la route, des sentiers battus, des pavés, du tout terrain, sans oublier les escaliers fréquents aux marches irrégulières que l’on monte puis descend en alternance tout au long des 22km de course. J’ai trouvé cette course plaisante par tous les changements de rythme proposés, entre marche et course, montée et descente, parties techniques et parties de récupération. Tout cela tracé dans le riche paysage lyonnais qu’on découvre où redécouvre en levant la tête de temps en temps.


En parallèle, pour ma part, les pulsations cardiaques jouent aux montagnes russes pendant que les jambes chauffent de plus en plus jusqu’à l’apparition de crampes aux mollets en fin de course. Les escaliers deviennent alors une véritable épreuve…

Pour cette première, je suis assez satisfait de mon temps qui est de 2h20 mais je reviendrai sûrement l’année prochaine pour battre ce temps et pour profiter du bon état d’esprit et de la bonne ambiance qui règne sur cette épreuve !



          Quelques mots de Catherine Dubois :
Le trail de Gruissan était l’ouverture d’une longue saison pour moi. Les 2 gros objectifs étant l’UTMB fin août et la Diagonale des Fous fin octobre. Je savais qu’il fallait que je fasse quelque chose car le challenge TTN allait être compliqué pour aligner 4 courses de trail long en plus des ultras !

J’étais motivé, reposé… un départ rapide, l’envie de me faire plaisir et de bien finir… bref l’entorse est arrivé très vite ! Une douleur énorme, une cheville qui enfle et l’impossibilité de continuer … dur ! mais vite rebondir, me soigner pour avancer..

Des soins intensifs, un break nécessaire…
Heureusement que cette blessure arrive sur le début de saison… je me suis souvent dis : repose toi et capitalise toute cette frustration et énergie pour les trails de fin d’année !

150, 169 km… 25 à 30h de course… capitalisons …

Le LUT n’était pas prévu à mon programme. Je devais partir sur le trail des Cabornis une semaine avant.
Je n’ai pas pris le départ des Cabornis, car la cheville n’était pas encore totalement libéré des blocages internes que je ressentais. Pas assez de stabilité aussi.

2 jours avant le Lyon Urban Trail, après quelques séances VTT, 2 séances de course à pieds… je ressentais de super sensations générales, et plus rien sur ma cheville, je me décidai à prendre le départ (après discussion avec mon ostéo et référant team Asics) pour une sortie test de reprise. C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai pris le départ et couru ces 40 km. Bref, une course appréciée avec un régime décrassage énorme (violent même !) mais de super sensations avec un mieux être au fil des kilomètres parcourus.
Une 4ème place en 4 petites heures ! Des courbatures 48h après (oui, la coupure  est responsable !)

RDV 15 jours après pour le trail de Ste Victoire avec un terrain caillouteux … un relief énorme.
Un TEBA Asics la veille de la course (coaching pour coureurs)
A suivre… sur le blog de Catherine Dubois

Le LUT en quelques chiffres :

Plus de 70 % de participants en plus par rapport à 2009.
L’un des rassemblements majeur sur le calendrier de trail en France.
Plus de 20 cotes et un peu plus de 6000 marches sur le 40 kilomètres.



Retrouvez tous les résultats sur le site du LUT



 

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