Montagne – Tourisme – En Suisse, ces stations tentées par la ‘Disneylandisation’

Le paysage et le ski ne suffisent plus. Au sommet de leurs téléphériques, nos voisins construisent ponts suspendus, boutiques de luxe et aménagements sensationnels pour attirer de nouvelles clientèles, asiatiques notamment. Viatique ou artificialisation de la montagne ? Exemple entre les Diablerets et Gstaad, à Glacier 3000 où l’excursionniste chemine entre deux pics vertigineux.

Les nuages et le froid (-10°) n’ont pas eu raison de leur entrain. Ils touchent pour la première fois la neige éternelle. En 15 minutes, par téléphérique, ils ont accédé à l’univers de la haute montagne, à 3000m, sur le glacier de Tsanfleuron. Ils viennent d’Inde ou de Singapour et l’étape fait partie d’un tour d’Europe express, entre Venise et Londres. Ils ne skient pas. Ils sont ce que l’on appelle des excursionnistes, espèce courtisée en ces temps où la glisse ne fait plus recette en Suisse, 6e destination ski, derrière le Japon.

Le pays est le spécialiste des sites touristiques de haute altitude comme celui de Glacier 3000, entre Gstaad la sélecte et les Diablerets. Les aménagements insolites font partie du patrimoine helvète. Les plus célèbres, le Klein Matterhorn (3883m), plus haut téléphérique continental sous le mont Rose et le Cervin, à Zermatt, et le chemin de fer de la Jungfrau, le plus haut d’Europe (3500m), à Grindelwald, mettent les sommets à la portée du bipède ordinaire. Le Titlis (3238m), à Engelberg, se gagne en bennes pivotantes et un pont suspendu garantit les sensations. Les amateurs de 007 penseront au restaurant tournant du Schilthorn à Mürren. Au bord du lac des quatre cantons on voyage à bord d’un téléphérique à ciel ouvert. La vue justifie à elle seule le déplacement. Chez nous rien de comparable, à l’exception de Chamonix.

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