Montagne – Vous allez au Kilimandjaro : Réfléchissez au crime contre l’humanité qui s’y prépare

« Tanzanie : 40 000 Maasaï chassés de leurs terres, promises à de riches chasseurs. Le gouvernement tanzanien a demandé à des dizaines de milliers de semi-nomades Maasaï de quitter le territoire qu’ils occupent pour le vendre à la famille royale de Dubaï, qui veut y chasser sans entrave. Le plan provoque l’indignation des populations concernées. Un groupe de Maasaï a récemment incendié un village de touristes, selon la presse locale ».

En arrière-plan : la protection de l’environnement mise en place par des ONG a caractère Néo-nazi. Mais il ne faut pas le dire….

« Le territoire concerné s’étend sur 1500 km2 et borde le parc national du Serengeti, au nord du pays. Si la vente était conclue, cela priverait les Maasaï des pâturages leur permettant de nourrir leur bétail, insistent leurs représentants. De son côté, le gouvernement assure qu’il offrira à chacun une compensation de 460 euros, investie dans des projets de développements socio-économiques et non versée directement, relate le quotidien britannique. ‘C’est très peu et incomparable avec une terre. Leurs mères et leurs grand-mères sont enterrées ici. C’est inestimable’, a réagi un défenseur local des droits civils. »

« Un camp de touristes incendié dans la région du Kilimandjaro

« La douche serait d’autant plus froide pour les Maasaï que le gouvernement tanzanien avait déjà menacé de vendre les terres qu’ils occupent à une entreprise basée aux Emirats arabes unis, avant de reculer l’an dernier sous la pression d’une campagne menée à l’international par le site de pétition en ligne Avaaz.org. Près de 1,7 million de signatures avaient été recueillies à l’époque pour défendre les éleveurs et guerriers Maasaï. »

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Comme le journaliste militant écologiste Fabrice Nicolino, nous pouvons nous interroger sur ces grandes manipulations sur le territoire africain :

Commentaire de la télé allemande : « Le Prince Bernhard [le premier président du WWF] créa aussi le « Club des 1001 », une sorte de comité de soutien au WWF. Parmi les membres, on trouve de grands entrepreneurs comme Henry Ford, Friedrich Flick ou Giovanni Agnelli ; ou aussi des terroristes d’État, comme Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre ; ou bien José Martinez de Hoz, numéro deux de la dictature militaire argentine, grand propriétaire foncier, grand chasseur d’animaux sauvages, fondateur du WWF-Argentine. En tant que ministre de l’économie, Martinez de Hoz ouvrit son pays à l’agrobusiness international ». (Source : Planète sans visa )

Il faut dire qu’en France, les mêmes organisations avaient imaginées dans les années 1990, la déportation des bergers béarnais pour laisser la place à l’ours….

Dans le même ordre d’idée nous pouvons signaler ce cas même s’il ne se situe pas en montagne : ‘Les tribus Baka du sud-est Cameroun sont depuis plus de treize ans victimes d’exactions commises par certaines brigades anti-braconnage, dénonce Survival International, un mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes. Travaillant dans les différents parcs naturels du pays, ces brigades sont financées par le Fonds mondial pour la nature (WWF) par le biais du ministère camerounais des Forêts et de la Faune. C’est pourquoi en novembre 2014 a déposé plainte contre l’ONG environnementaliste auprès de la Commission des droits de l’Homme camerounaise. Celle-ci est censée rendre ses conclusions fin 2015. Lucille Escartin, chargée de communication à Survival France, nous livre son éclairage de la situation.’

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Il ne s’agit ici que de quelques petits exemples pour mettre en avant ce qui se passe chez les Maasaï autour du Kilimandjaro. Avec la COP 21, l’accélération de la financiarisation de la nature et des divers marchés financiers de compensation écologique, etc…. nous allons vers une déstabilisation des territoires de paix.

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