Rassurons Simone de Beauvoir, l’alpinisme est aussi un truc de filles

Cet été, Stéphanie Maureau a été intronisée guide de haute montagne à lacompagnie des guides de Chamonix, la Mecque des guides, lors de leur traditionnelle fête du 15 août. La coutume veut que les nouveaux venus se choisissent un parrain. Pour elle, ce sera une femme, Sylviane Tavernier.

A vrai dire, la jeune alpiniste n’avait pas le choix : elle est la deuxième femme à entrer dans ce corps, trente ans après Sylviane Tavernier. Et la Compagnie n’a rien d’une exception : en 2013, il n’existe encore qu’une vingtaine de femmes guides de haute montagne en France, sur un total de 1 800 en activité et 2 500 diplômés, soit 1% – « dans la moyenne européenne », précise Christian Trommsdorff, vice-président du Syndicat national des guides de haute montagne (SNGM).

L’image d’un sport à la rhétorique martiale

Comment devient-on guide ? Il faut d’abord présenter une liste de courses, qui permet d’être candidat(e) à l’examen probatoire de l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (Ensa), à Chamonix. Cela suppose un gros bagage d’alpiniste. Or, l’alpinisme reste très masculin.

Depuis ses débuts, il charrie l’image d’un sport rude, à la rhétorique martiale : armé de son piolet et de ses crampons, l’alpiniste s’en va conquérir la victoire,quitte à y laisser ses doigts. L’iconographie ancienne n’est pas toujours flatteuse à l’égard des femmes.

On comprend mieux pourquoi Simone de Beauvoir, dans « Le Deuxième sexe », brocarde ce bastion masculin.

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