Tibet : l’environnement en sursis

Changement climatique, déforestation, tourisme de masse : le Tibet n’en finit plus de subir des agressions. Après des années de désintérêt, la Chine, elle, se penche sur la question… à sa manière.


Après la politique,le Tibet revient au centre des débats par la face « changement climatique ». Depuis que le « climategate » a mis en lumière la bourde du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur la fonte des glaciers de l’Himalaya et que les Tibétains ont envoyé des représentants à Copenhague, la question fait de nouveau débat.
Situé à plus de 3 500 m pour sa partie la plus habitée, le plateau tibétain est fragilisé par l’altitude et le froid, qui ralentissent le renouvellement biologique, malgré une biodiversité exceptionnelle. Troisième réserve d’eau douce de la planète sous forme de glace, le Tibet voit aussi ses 40 000 glaciers menacés par le réchauffement climatique [1] et leur fonte réduit – à long terme – le débit des grands fleuves asiatiques, qui prennent leur source dans la région.
Face aux impacts tant redoutés du changement climatique sur les régions avoisinantes, la Chine annonçait début mars le lancement d’une étude de scientifiques internationaux sur l’environnement tibétain. Parmi les objectifs de la mission, l’étude de « l’influence des activités humaines ». Pour cela, il faudrait que les ONG internationales aient accès plus facilement au monde tibétain, ce qui n’est pas le cas depuis les émeutes de mars 2008 et le tour de vis opéré par les autorités chinoises.


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