Transhumance en Biros : ‘La liberté d’accès n’est pas négociable’

René, éleveur à Saint-Lary et son fils Guillaume appelé à prendre la relève. La présence de l’ours est une calamité pour l’éleveur. / Photo DDM, Arnaud Paul 1 200 brebis ont rejoint les estives du Bentaillou en Biros au cours de «la transhumance de la liberté» organisée notamment par l’ASPAP. L’ours a déjà attaqué sur le secteur depuis le début du mois de juin.
« D ès que le temps se met au mauvais, l’ours attaque… Et il a tapé le troisième jour de l’estive » se désole Thierry Estremé dont les brebis paissent dans la montagne. Avec d’autres éleveurs de la vallée et l’ASPAP, il a accompagné le troupeau de René, éleveur à Saint-Lary, jusqu’au cirque de La Plagne au cours de ce que l’ASPAP a baptisé la transhumance de la liberté. « Avant j’allais en montagne avec plaisir. Aujourd’hui, j’y vais à reculons » ajoute Thierry Estremé qui a perdu un bélier et une brebis. « Deux autres bêtes ont disparu. On a retrouvé des traces de l’ours. Les techniciens sont passés pour l’expertise » explique -t-il encore. Cette nuit-là, le temps était au brouillard et l’ours s’est approché du troupeau. « L’ours est malin. Il se cache à la lisière de la forêt et surgit sur le troupeau. Certaines brebis chutent des barres rocheuses » explique Daniel Chertier, le président du groupement pastoral d’Urets-Bentaillou. « On a entendu la sonnaille des bêtes qui arrivaient vite vers la cabane » témoigne Marco, l’un des deux bergers en charge de la surveillance des troupeaux. Il se dit plus « surpris et excité » qu’effrayé » par le passage de l’ours.

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