Il y a 35 ans : les premiers français sur l’Everest

C’était le 15 octobre 1978. L’ancien secrétaire d’Etat aux sports Pierre Mazeaud, 49 ans, le jeune alpiniste et futur cinéaste Jean Afanassieff et le médecin Nicolas Jaeger gravissaient le toit du monde (8848m). Certes plus d’une soixantaine d’ascensionnistes avaient gravi l’Everest depuis sa conquête en 1953 mais jamais aucun Français. Une première française donc, relayée en direct depuis le sommet sur les ondes de France Inter et dont l’Autrichien Kurt Diemberger tournera les images. A 13h40, Afanassieff et Jaeger arrivent au sommet, suivis de Mazeaud à 14h05. La suite appartient à l’histoire et à la légende. Une cigarette allumée par un des membres de l’équipe française sur la cime –la plus haute taffe jamais réalisée ?- et surtout lorsqu’ils chaussent les skis à 8300m d’altitude dans la descente Afanassieff et Jaeger sont les premiers à glisser à pareille hauteur.

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L’occasion de souligner la sortie d’un DVD sur Pierre Mazeaud chez SevenDoc : Pierre Mazeaud, la vie en face(s)

Ce film nous fait découvrir le destin hors norme de Pierre Mazeaud, personnalité picaresque au parler franc et direct, qui a réussi à marier au plus haut niveau trois passions en apparence inconciliables -la montagne, le droit, la politique- sans jamais renier les valeurs inculquées par ses parents et sa fidélité à ses racines grenobloises.
C’est le portrait d’un alpiniste singulier qui se dessine au fil de ses souvenirs et de ses confidences illustrées par des images de montagne saisissantes. Avec comme ligne directrice cette définition que donne Pierre Mazeaud lui-même : « L’alpinisme appartient à ceux qui se donnent les moyens d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixé, qui ne s’engagent pas qu’à moitié, qui connaissent la valeur de la solidarité entre les hommes, qui savent que c’est en s’encordant à ses semblables que l’être humain s’accomplit ».
L’homme de l’Everest, le rescapé du Fréney, l’épris des lois, l’ancien ministre des Sports, le conseiller d’Etat devenu président du Conseil constitutionnel, est aujourd’hui membre de l’Académie des sciences morales et politiques. A l’heure des bilans, cet homme, qui a vécu plusieurs vies, ose au final ce constat apaisé : « Mes plus grandes joies, je les ai éprouvées en montagne. Et puis cela peut faire sourire, j’y ai trouvé l’amitié et ça c’est quelque chose(…). Oui, plus que la politique, plus que mon travail de juriste, la montagne a été jusqu’au bout ma passion.»

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