L’alpinisme dans l’Everest et le mont Blanc menacé par la fonte des glaces

Les sherpas ont plié bagages. L’une après l’autre, les expéditions ont quitté le camp de base. Sur les pentes de l’Everest, la saison est terminée. Endeuillée par l’avalanche – une chute de séracs, d’énormes blocs de glace – qui, le 18 avril, a tué seize guides népalais dans la cascade de glace du Khumbu. Un passage obligé à haut risque, que les sherpas doivent équiper d’échelles et de cordes pour permettre aux cordées de franchir crevasses et parois englacées.

Une semaine après cette tragédie, la plus meurtrière depuis la première ascension du Toit du monde (8 848 mètres) en 1953, des blocs de glace se sont à nouveau abattus sur cette voie, sans faire de victime.

Plus que jamais, la question de l’impact du réchauffement climatique sur la stabilité des « géants blancs », ceux de l’Himalaya comme ceux des Alpes, est posée. « Le niveau de danger a nettement augmenté pour les grimpeurs », a déclaré, au lendemain du drame, Apa Sherpa, une figure légendaire de l’Everest qu’il a gravi à vingt et une reprises, entre 1990 et 2011. « La première fois que je suis monté, les voies étaient couvertes d’une épaisse couche de glace et de neige, témoigne-t-il. Aujourd’hui, il y a beaucoup de roche nue. »

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