Alpinisme facile : l’arête E du pic Gény

Le bon rocher dans les Ecrins, ça existe

Une arête facile en rocher sain

Certes, en septembre les jours sont plus courts. Pour autant, ce mois ne marque pas la fin de la saison d’alpinisme estival. La haute montagne est encore très fréquentable si on sait éviter les glaciers trop ouverts ou les parois exposées aux chutes de pierres. Tiens, par exemple, prenons le pic Gény. Ce sommet peu connu ne ressemble pas à grand-chose vu de loin. En plus, situé dans le plein Oisans sauvage, on pourrait croire que c’est un tas de cailloux qui ne demande qu’à partir en bas. Et bien, détrompez-vous : l’arête E du pic Gény est une course magnifique, facile et en bon rocher. Cerise sur le gâteau : on peut envisager cette course à la journée (même si un départ du refuge du Châtelleret est légèrement plus confortable).

Au Nord, la reine Meije vérifie vos talents d’alpiniste
A l’Est, derrière vous, vue sur la barre et le dôme des Ecrins

“l’intégralité de la course devrait se réaliser corde tendue”

L’itinéraire, une fois l’attaque trouvée, est évident : c’est le fil de l’arête (plus de détails sur le site de référence camptocamp). On peut au choix, chercher la ligne de faiblesse pour trouver l’itinéraire le plus commode ou, au contraire, chercher les sections les plus grimpantes. En tout cas, l’escalade ne dépassera jamais le 4, le tout dans un rocher sain. Il est déconseillé de faire des relais : l’intégralité de la course devrait se réaliser corde tendue. Cela permettra aux alpinistes de vérifier leur aptitude à évoluer sur ce type de terrain. Poser les protections efficacement et progresser rapidement sur cet itinéraire constitue un bon test pour aborder des courses plus difficiles.

“Dans la descente, votre capacité à trouver l’itinéraire logique et à évoluer dans un terrain varié vous permet de mesurer vos aptitudes d’alpinistes”

S’il fallait trouver un défaut à cette course, ce serait la descente. Le couloir à emprunter démarre à la brèche séparant le pic Gény de la tête du Rouget. Ce couloir n’est pas ce qu’il y a de plus sain et il ne vaut mieux pas le descendre de nuit. Mais, là encore, votre capacité à trouver l’itinéraire logique et à évoluer dans un terrain varié vous permet de mesurer vos aptitudes d’alpinistes.

Environnement, rocher : que du plaisir
L’arrivée sur un vrai sommet

fiche pratique :

  • Départ : la Bérarde ou refuge du Châtelleret
  • Niveau : PD+ (Pour autant, ne pas sous-estimer la descente qui, sans être difficile, demande un peu d’expérience en montagne)
  • Horaires : 2-3 h d’approche, 3-5h pour la voie, 2-3 h pour descendre au refuge (puis encore 2h pour atteindre la vallée … à 3km de la voiture).
  • Matériel technique : un 1/2 jeu de coinceurs, 1/2 à 1 jeu de friends, anneaux de sangles avec mousquetons, 5-6 dégaines, 30 m de corde. Pas de crampons/piolet en cette saison mais en début de saison, il est bon de se renseigner sur les conditions.

Le conseil de kairn.com :

La descente mène directement au refuge du Soreiller, autant prévoir de dormir au refuge pour faire une autre voie le lendemain. Le cirque du Soreiller regorge de voies faciles, courtes ou longues. Demandez conseil à la gardienne, elle garde le refuge depuis au moins mille ans.

Cet article ne constitue en aucun cas une description d’itinéraire et ne saurait engagé la responsabilité de kairn.com. Chaque personne engage sa propre responsabilité lorsqu’elle choisit d’évoluer en haute montagne.

Pour aller plus loin :

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