Barkley 100 : le Retex (ultra complet) de Valery Caussarieu

Des candidats de l'édition 2018 de la Barkley 100 prêts au départ.

“Je suis comme un gamin, impatient de découvrir les lieux que j’imagine depuis plus de quatre mois à la lecture des nombreux comptes rendus, du livre d’Ed Furtaw et des autres documents que j’ai pu recueillir”. Le trailer Valery Caussarieu livre sur son blog un retour d’expérience très très complet de sa participation à la course Barkley 100 il y a quelques semaines. Extraits.

“15H30, ça y est Lazarus décide de lancer la cérémonie de remise des dossards. Il s’installe derrière sa table de camping pour accueillir chacun des participants. Nous rejoignons la file d’attente. (…) C’est un moment un peu solennel pour moi, et je suis impressionné et ému de me retrouver face à Lazarus ici à la Barkley, presque spectateur”.

L’enthousiasme du départ

“Lazarus allume sa cigarette et la meute se lance. Je n’avais pas anticipé mais la barrière ne se lève pas, il faut la contourner. Je perds quelques secondes pour m’intégrer dans le flot. Une fois la barrière passée, je relance pour rejoindre la tête du groupe”.

“Benoit continue un peu sur le chemin avant de bifurquer droit dans la pente. Quand je dis droit dans la pente ça n’est pas au figuré. Il faut littéralement s’accrocher à tout ce qui se présente pour éviter de glisser ou de chuter. Nous progressons au ralenti sur cette section au joli nom de Leonard’s Buttslide Trail”.

“Nous reprenons le même chemin mais en descente sous les cris des supporters. C’est un peu surréaliste ce passage, après avoir été seuls dans la forêt pendant des heures, on a l’impression de retrouver la civilisation et son tumulte”.

Second tour, l’usure lente mais sûre

“La Barkley est en train de nous user, lentement mais surement. Un flash et instantanément le crac glaçant de la foudre. Ce n’est pas tombé très loin. Décharge d’adrénaline, le palpitant en prend un coup. Point positif, nous n’allons pas nous endormir facilement”.

“Nous arrivons ensemble au niveau du tunnel de la prison. Nous marquons tous trois un temps d’arrêt. Le petit filet d’eau qui coulait dans l’après-midi s’est transformé en gros torrent et le débit de l’eau est impressionnant. Nous nous regardons et ne sommes pas sereins. Malheureusement c’est le chemin”.

“Il me reste environ 2H30 pour terminer dans les temps. J’ai sacrément hypothéqué mes chances de finir le second tour dans les temps. Je décide d’accélérer le rythme, quitte à me cramer, mais je veux finir ce tour dans les temps”.

Troisième tour fatal

“Je range le dossard, intimement convaincu que je n’irai pas beaucoup plus loin. Je refais le plein d’eau et quitte le camp. Je ne fais même pas l’effort de trottiner”.

“Abandonner de la sorte ne faisait pas partie des options que j’avais envisagée avant de prendre le départ. Je pensais au moins sortir la tête haute en finissant un tour même hors délai. Mais là combien d’heures me faudra-t-il, qui plus est avec juste 7 barres de céréales, pour terminer ce 3ème tour : 14, 17, plus ? Je ne m’en sens pas la volonté ni la force. Il faut bien l’admettre la Barkley a eu raison de moi”.

Pour aller plus loin sur ce sujet

Barkley 100 : « J’estimais mes chances de terminer entre 2 % et 3 % »

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