Everest en fauteuil roulant : Scott Doolan remporte son pari dans la douleur

Scott Doolan veut monter jusqu'au camp de base de l'Everest en fauteuil roulant.

Scott Doolan s’était promis de parvenir jusqu’à l’EBC, le fameux camps de base de l’Everest. Mais ce qui est déjà un défi pour n’importe quelle personne est pour lui une véritable performance. Car l’homme est paraplégique. Et bien Scott Doolan a gagné son pari. Il a atteint l’EBC côté népalais, situé à 5.364 mètres d’altitude le 25 mars dernier.

A 28 ans il est parvenu à rejoindre en fauteuil roulant un lieu habituellement accessible à pied ou en hélicoptère. « Je ne m’attendais pas à ce que le terrain soit si difficile. Je n’ai jamais vu ça auparavant et je ne me suis jamais entraîné sur quelque chose comme ça », a-t-il raconté à l’AFP.

Fracture du coccyx au sortir de son exploit

Son périple aura duré 10 jours, soit à peine plus qu’une personne valide. Scott Doolan a réussit en poussant son fauteuil et en progressant avec les mains quand le terrain était trop accidenté (avec 5 paires de gant pour limiter les blessures). Quand le passage en fauteuil n’a pas été possible, c’est son ami Matt Laycock qui a porté ses jambes alors qu’il se déplaçait sur les mains.

Il a également été porté sur quelques sections de terrain. Il n’a en revanche pas été fait mention du fait qu’il ait pu souffrir du mal des montagnes.

Une aventure magnifique mais aussi douloureuse. Scott Doolan souffre d’une fracture du coccyx au sortir de son exploit. Depuis le camp de base de l’Everest, l’athlète a été ramené en hélicoptère jusqu’à Katmandou où il a été hospitalisé.

Une roue du fauteuil laissée sur la route

Au septième jour de l’aventure, une des roues avant de son fauteuil roulant spécialement conçu pour l’aventure s’est brisée. « J’étais assez effondré. Je me suis simplement retrouvé seul sur un rocher en me demandant comment j’allais faire », a dit l’Australien de retour à Katmandou. Son équipe a alors attaché une corde à la partie cassée du fauteuil pour qu’il ne bascule plus. Mais mouvoir l’engin dans les chemins étroits est alors devenu encore plus compliqué.

Handicapé depuis l’âge de 17 ans, Scott Doolan a du faire face à un parcours incroyablement difficile. Depuis le village de Lukla, départ du trek, jusqu’au camp de base de l’Everest, le sentier est jonché d’escaliers, de pentes très raides, de rochers et de racines.

La piste suit une ancienne route de commerce qui reliait naguère le Tibet au Népal. Les grimpeurs y escaladent des rochers parfois dans la neige ou la boue, à une altitude où l’oxygène se raréfie. Chaque année, environ 5.000 personnes effectuent ce trek, en mettant huit à dix jours.

Scott Doolan a passé huit mois à s’entraîner pour ce trek. Il a fait des exercices cardiovasculaires quotidiens pour renforcer le haut du corps. Il a aussi passé du temps sur les sentiers des Montagnes bleues en Australie, en portant un masque qui limite l’apport d’oxygène, pour se mettre dans les conditions qui l’attendent dans les montagnes de l’Himalaya.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour , je suis tombée sur ce site au hasard , et j ai pu lire l exploit de ce jeune homme .Je tiens avant tout à lui faire part de mon admiration et mes félicitations pour la réussite de cette aventure .Une belle leçon de courage et de volonté .Bravo Monsieur SCOTT DOOLAN !!!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.