A écouter : L’ours, mouton noir des Pyrénées

Deux ourses slovènes ont été hélitreuillées dans le massif pyrénéen au début du mois d’octobre. Un engagement pris par Nicolas Hulot et mis en œuvre par son successeur François de Rugy. Mais cette ré-introduction a rallumé “la guerre de l’ours” dans les vallées pyrénéennes. Une décision plébiscitée par les français, mais pas par tous les pyrénéens.

84 % des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées affirme un récent sondage IFOP. Ce sondage à été commandé par 14 associations environnementales. Les auteurs notent que cela représente “une progression notable de + 8 % par rapport au sondage précédent de 2008.

Début octobre, passant littéralement « au-dessus » des manifestants pour éviter tout débordement, deux ourses d’origine slovène, Claverina et Sorita, ont été héliportées dans les vallées béarnaises.

Même chez les éleveurs, les avis divergent

Certains éleveurs et défenseurs de l’environnement s’opposent, et les invectives sont parfois violentes. Les deux camps s’échangent des arguments contradictoires : nombres de brebis égorgées (indemnisées à hauteur de plusieurs centaines d’euros quand la responsabilité de l’ours est engagée), influence des lobbies européens, mise en péril de la biodiversité…

Un mécontentement qui pourrait se manifester par des actes violents. “Par tous les moyens nous défendrons le pastoralisme et notre droit immémorial à vivre et travailler en montagne. Et s’il faut des armes et des fusils pour que notre message résonne aux oreilles de François de Rugy et jusqu’en Slovénie, ils seront sortis !” assurent les éleveurs mécontents.

La tension dans les Pyrénées était montée d’un cran à la fin du mois d’août dans le village d’Etsaut près d’Oloron-Sainte-Marie où les anti-ours avaient jeté des sacs de sang et déposé des cadavres de brebis devant la mairie, favorable à la réintroduction des plantigrades évoque également Reuters.

Mais même chez les éleveurs, les avis divergent. La place l’ours dans les montagnes françaises pose une équation complexe dont les tentatives de résolution exacerbent les tensions.

Les associations spécialisées ont compté au moins 43 ours dans les Pyrénées au début du mois d’avril dernier. Le plan de renforcement de la population des ours a débuté au milieu des années 90.

La dernière ourse de souche pyrénéenne, Cannelle, a été abattue en 2004.

« L’ours, mouton noir des Pyrénées », c’est un reportage de Stéphane Iglesis, prise de son François Rivalan.

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