Ours en Ariège : 80 % des dégâts auraient lieu sur des estives non protégées

Une ourse de souche européenne se déplace dans le parc animalier des Angles, le 24 juin 2006. Le lâcher du cinquième ours slovène prévu dans le plan de réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées interviendra à l'automne, a-t-on appris le 25 juin 2006 auprès du ministère de l'Ecologie et du Développement durable. AFP PHOTO GEORGES GOBET

La vérité sur les dégâts d’ours en Ariège promet l’association Pays de l’ours Adet ! Leur vérité : + de 80 % des dégâts sont localisés sur 10 estives non-protégées assure l’association.

En analysant “finement” le bilan 2017 des dégâts d’ours en Ariège, à partir des chiffres transmis par la Préfecture de Foix, son résultat est sans appel :

  • Les 5 estives protégées (regroupement nocturne des troupeaux et chien(s) de protection) n’ont subi que 8 % des dégâts
  • Les 4 estives partiellement protégées (regroupement OU chien) ont subi 10% des dégâts
  • Les 10 estives non-protégées (ni regroupement, ni chien de protection) concentrent 82% des dégâts

La conclusion est claire pour l’association : les moyens de protection sont (très) efficaces !

Ces défenseurs de l’ours expliquent par ailleurs qu’ils analyseront de la même manière les dégâts 2018 dès que les données seront disponibles. “Les premiers éléments laissent penser que nous aboutirons à des résultats similaires, ce qui est logique” disent-il.

“Selon nos estimations, l’extension des techniques de protection à l’ensemble des estives concernées en Ariège aurait permis de limiter dès 2018 les dégâts à 130 bêtes environ. Et cela quasiment sans moyens supplémentaires ! Et la marge d’optimisation encore accessible, y compris avec les moyens actuels (fonds nationaux et européens), laisse penser qu’il est tout à fait réaliste de limiter l’impact de l’ours à quelques dizaines de bêtes par an sur le département, ce dont personne ne peut contester le caractère supportable avec le système d’indemnisation actuel, qui est rapide, souple et généreux”.

Les moyens d’y parvenir

Si la bonne volonté et les incitations financières ne suffisent pas , quelques mesures permettraient de régler le problème en quelques années, notamment :

  • Former les bergers (actuels & nouveaux) aux techniques de protection (non fait actuellement)
  • Conditionner l’indemnisation des dégâts à la protection des troupeaux
  • Contrôler sur le terrain la bonne mise en œuvre des techniques de protection financées par des fonds publics

Pour aller plus loin sur ce sujet

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