Accidents : l’Everest reste la montagne de tous les dangers

Mort sur l'Everest. Francys Astentiev.

Si le nombre de summiter sur le toit du monde ne cesse de croitre, les accidents et les victimes de l’Everest continuent de se produire rapporte le Parisien.

L’alpiniste japonais Nobukazu Kuriki, 36 ans, a été découvert sans vie sous sa tente, au niveau du camp 2, à 7400 mètres d’altitude. « Ce sont ses Sherpas qui l’ont découvert sous sa tente », a expliqué à l’agence Reuters un responsable du tourisme népalais, Gyanendra Shresth, depuis le camp de base. Son équipe a précisé que les guides envoyés à sa recherche ont « découvert Kuriki mort de froid ».

Alpiniste reconnu, Nobukazu Kuriki avait réussi en solo et sans bouteille d’oxygène deux ascensions de sommets de plus de 8.000 mètres. Il s’était déjà attaqué sept fois à l’Everest, sans succès. En 2012, il avait été amputé de neuf phalanges après être resté deux jours dans un trou creusé dans la neige.

Un Macédonien a également succombé dans des circonstances encore ignorées. Gjeorgi Petkov avait 63 ans.

Un deuxième sherpa décédé en Himalaya cette saison

Un sherpa a également perdu la vie la semaine dernière : Lam Babu Sherpa, qui accompagnait une expédition ukrainienne. Présentant des signes d’épuisement, il a été porté disparu à la descente et n’a pas pu être secouru. C’est le deuxième sherpa décédé en Himalaya cette saison, après un premier décès au Makalu

A noter qu’une équipe de sauveteurs a découvert également près du camp 2 le corps du Malaisien Raman Nair Hadoochan, 41 ans, porté disparu depuis le 15 mai. « Son corps était au fond d’une gorge à 5300 mètres d’altitude », a expliqué au journal Himalayan Times le responsable de la compagnie de treks Snowy Horizon, Bodhraj Bhandari.

L’alpiniste aurait succombé à une chute de plus de 1000 mètres alors les mauvaise conditions météo l’obligeaient à quitter son camp d’altitude pour regagner son camp de base.

Pénurie de sherpas et agences low cost

Durant cette saison de haute montagne, qui a débuté en mars et qui dure jusqu’à la fin du mois de mai, le Népal a autorisé à plus de 340 alpinistes étrangers de tenter l’ascension de l’Everest.

L’empressement des alpinistes pour ce sommet crée une véritable pénurie de porteurs et de sherpa. Surtout que si les compagnies traditionnelles proposent la montée sur l’Everest pour un tarif avoisinant les 65.000 dollars, des entreprises plus low cost monnaient la montée à … 20.000 dollars. A ce prix là, n’importe qui est engagé pour emmener les touristes sur le toit du monde.

«Les jeunes Sherpas sont très forts et pensent qu’ils peuvent tout faire alors qu’ils ne le peuvent pas. Les vieux Sherpas vont lentement mais sûrement», dit Phurba Tashi Sherpa, chef sherpa de l’agence Himalayan Experience, monté 21 fois en haut de l’Everest, interrogé par l’AFP.

Parfois, le seul critère de recrutement se résume à «porter le patronyme de Sherpa», grince Dawa Steven Sherpa, de la société Asian Trekking.

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