Escalade : la chute de Claudio Barbier, une mort suspecte ?

Claudio Barbier

Qui était Claudio Barbier ? Claude Barbier, surnommé Claudio Barbier, alpiniste belge né à Etterbeek le 7 janvier 1938, est décédé à Yvoir le 27 mai 1977, à l’age de 39 ans.

Spécialiste de l’escalade solitaire, il fut le précurseur de l’escalade libre en Belgique au milieu des années 1960. Mais il fut aussi l’un des meilleurs connaisseurs des parois des Dolomites.

Le 24 août 1961 il réalise son plus grand exploit : il enchaîne en solitaire dans la même journée, cinq voies extrêmement réputées sur les faces nord des Tre Cime di Lavaredo : la voie Cassin à la Cima Ovest, la voie Comici à la Cima Grande, la voie Preuss à la Cima Piccolissima, la voie Dülfer à la Punta di Frida et la voie Innerkofler à la Cima Piccola. Soit un cumul de d’environ 2.000 mètres d’ascension en un temps cumulé de huit heures et quarante minutes.

Méthodique et méticuleux dans la préparation de ses ascensions, Claudio Barbier « est d’une rigueur qui frôle le puritanisme ». Oui mais le 27 mai 1977, alors que Claudio Barbier prépare seul l’ouverture de nouvelles voies sur les rochers du Paradou près d’Yvoir, au bord de la Meuse, l’ancrage de l’échelle de corde à laquelle il est suspendu lâche. Claudio Barbier est retrouvé mort au pied de la falaise sur laquelle il travaillait.

Voici pour la version officielle.

Accident ? Vraiment ? s’interroge Infos Escalade. Et de nous mener sur un article consacré à ce décès suspect survenu en 1977.

“C’était donc comme si les arbres s’étaient vengés”

“Le jour suivant sa mort, je retournai inspecter les lieux pour essayer de comprendre” écrit en 2001 celle qui fut sa compagne, Anne Lauwaert, et qui trouva sa dépouille. “L’échelle de spéléo terminait avec ses deux mousquetons unis et fermés comme s’ils avaient été attachés à un ancrage. Je ne trouvai ni cordelles, ni sangles, ni clous, ni aucune trace d’un autre élément qui se fut brisé.”

“Au sommet des rochers, au-delà du sentier, il y avait un vieux chêne à la base duquel manquait de la terre comme si une racine avait été arrachée. Il était donc possible que Claudio aie attaché l’échelle à cette racine qui paraissait solide… et qui avait cédé au moment où il l’avait chargée de tout son poids. J’expliquai mes déductions à la mère de Claudio. Elle répondit que depuis des générations leurs familles faisaient le commerce du bois, c’était donc comme si les arbres s’étaient vengés…”

Suit une analyse pointue des raisons pour lesquelles cet accident semble extrêmement louche. Tout d’abord en réfutant l’hypothèse de l’ancrage à un arbre, puis en s’intéressant aux points d’ancrages à proximité qui auraient pu être utilisés par le grimpeur. Et la conclusion en peut que faire frissonner.

Pour aller plus loin sur ce sujet

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