Escalade, parapente : comment le gypaète barbu modifie les comportements dans les Pyrénées

Des zones de protection du gypaète barbu ont été créées depuis quelques années dans les Pyrénées ariégeoises. Et cela modifie le comportement de ceux qui pratiquent des activités de montagne assure La Dépêche.

Les zones de sensibilité majeure (ZSM) du gypaète barbu sont par exemple interdites de survol (entre le 1er novembre et le 15 août). Il y en a 10 en Ariège et elles sont censée assurer le calme pour neuf couples de gypaètes.

Par ailleurs, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) a passé des accords avec plusieurs professionnels évoluant dans la montagne, à l’instar du club alpin français des montagnards ariégeois (Cafma). Cette convention encadre la pratique de l’escalade, le gypaète nichant dans les parois.

La recolonisation est une réussite

Si pour les randonneurs aucune restriction n’est à l’ordre du jour, pour les slackliners, les parapentistes et les base jumper, il n’en est pas de même. En 2015, des pratiquants de base jump au Quié de Sinsat ont reçu une amende de 1.200 € pour avoir violé une zone de protection, et ce malgré le fait d’avoir plaidé leur “amour de la nature”.

Selon la LPO, la recolonisation du gypaète barbu dans les Pyrénées est une réussite, mais elle reste fragile. En moins de 20 ans, le nombre de couples est passé de 17 à 43 dans les Pyrénées, dont 9 en Ariège. Reste que aujourd’hui, un seul jeune par couple naît et survit tous les trois ans (lire : Le gypaète barbu est-il menacé en montagne dans les Pyrénées ?). Ce n’est pas assez pour assurer la pérennité de l’espèce. L’objectif est donc d’arriver à un jeune tous les deux ans.

Pour aller plus loin sur ce sujet

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